À vos pinceaux !

Un peu partout au Québec, la «journée nationale» du déménagement est souvent suivie d’intensives séances de peinture. Mais, pour pouvoir profiter le plus rapidement possible de son nouvel environnement, beaucoup sont tentés de brûler les étapes. Grave erreur! Prenez toujours le temps de bien préparer votre surface de travail, d’être correctement équipé et de respecter Dame Nature !

En peinture, la préparation est cruciale. À moins d’être un vrai fan d’art abstrait, un gallon renversé sur le tapis ou une table ruinée par des éclaboussures, ça peut être frustrant. Pour éviter d’avoir à annoncer à votre entourage que votre vie prend un nouveau tournant artistique – ou d’avoir à racheter de nouveaux meubles – commencez par vider au maximum la pièce à repeindre ou regroupez-y au centre tout votre mobilier. Que la pièce soit complètement vide ou pas lorsque vous commencez à peindre, assurez-vous d’avoir recouvert le sol d’une bâche de peintre ou même de vieux draps. Vos murs devront également être dégarnis : vos tableaux, cadres, tablettes, vis ou poignées de portes ne pourront ainsi ni gêner votre travail, ni être abimés.

Ces gouttes qui ne feront pas déborder le vase

Difficile d’imaginer quelque chose de plus décourageant que de manquer de peinture en plein travail, ou d’avoir dépensé inutilement de précieux dollars en gallons superflus ! Il est donc très important de bien calculer vos besoins pour vous assurer d’acheter une quantité adéquate de peinture.

Commencez par calculer l’espace que vous aurez à repeindre, en longueur et en largeur. Sachant que vous aurez à donner deux couches pour être certain d’obtenir un résultat satisfaisant, multipliez la surface par deux et vous obtiendrez ainsi la quantité de peinture nécessaire. Prévoyez également au moins une couche «primaire d’accrochage», une sous-couche. Celle-ci garantira l’adhésion de votre peinture à son support et vous évitera d’avoir à faire plusieurs couches inutiles. Le volume contenu dans les pots est habituellement inscrit sur ceux-ci, mais si vous n’êtes pas certain des dimensions de votre appartement ou aimeriez simplement l’avis d’un professionnel, n’hésitez pas à demander conseil à un spécialiste en magasin.

Beaucoup font l’erreur de surcharger de peinture leurs pinceaux. Essayez de ne pas reproduire cette erreur trop commune : vous éviterez ainsi tout gaspillage et n’aurez pas à gérer les dégâts occasionnés par d’horribles coulisses !

Pensez au matériel, sans être superficiel !

Procurez-vous du matériel de qualité. Si la dépense peut vous sembler quelque peu dramatique, elle vous permettra de vous éviter bien des désagréments. En effet, des outils bas de gamme ou peu adaptés à la peinture de grande surface ne sauront que vous compliquer la tâche et pourraient finir par vous coûter beaucoup plus cher. Poils de pinceaux pris dans la peinture, traces de rouleau difficiles à atténuer, coulisses, éclaboussures et pertes de temps phénoménales figurent parmi la liste des problèmes facilement évitables par l’acquisition de matériel adéquat.

Un bon pinceau est de forme conique et possède de longs poils synthétiques, fixés solidement sur le manche. En ce qui a trait aux rouleaux, choisissez-en un à poils ras si votre peinture est brillante, ou un à poils courts pour les finitions mates et satinées. Pour les bacs, assurez-vous qu’ils soient d’assez grande taille et qu’ils possèdent une grille, laquelle vous permettra d’enlever le surplus de peinture avant son application sur le mur. N’oubliez pas d’avoir à votre disposition un escabeau ainsi que du ruban pour protéger et délimiter vos espaces.

La peinture à l’huile, c’est bien difficile…

La sélection de sa peinture peut parfois s’avérer délicate, voire ardue. Entre la panoplie de teintes, de jeux de couleurs, de types et de finitions, quoi choisir ? Il existe plusieurs familles de peintures, lesquelles se déclinent en différents finis. Prenez le temps de bien analyser vos options ! Par exemple, la peinture acrylique, dite à l’eau, est facile à appliquer et peu dommageable pour l’environnement, mais est bien moins résistante que la peinture à l’huile. Après avoir choisi la composition chimique qui vous convienne, la finition de celle-ci en déterminera l’aspect final.

Puisqu’ils permettent d’agrandir les espaces en renvoyant la lumière, les finis brillants ou laqués seront appropriés dans les pièces plus petites ou plus sombres. Mais attention ! Ils nécessitent souvent plus de deux couches et sont très difficiles à appliquer. Optez pour un fini mat si, malgré tous vos efforts pour reboucher les petites imperfections de vos murs, vous pouvez toujours y déceler des irrégularités. Enfin, il est habituellement plus simple d’utiliser une finition satinée. Ce type de peinture, lavable, s’adapte à pratiquement tous les types de surfaces et permet d’obtenir un aspect plus fin.

Avec l’aide de Dame Nature

Parce que rien n’est jamais simple, la météo peut être autant votre alliée que votre ennemie. S’il fait trop chaud, trop froid, trop humide ou trop sec, il se pourrait que la température ait des répercussions négatives sur l’adhérence votre peinture. En effet, notre saison hivernale froide et humide la rend collante et difficile à appliquer, alors que les canicules estivales accélèrent le processus de séchage et risquent de nuire à la durabilité du film.  Assurez-vous d’aérer la pièce dans laquelle vous travaillez, mais pas trop. Beaucoup de vent, en évacuant les odeurs chimiques, pourrait du même coup faire sécher plus rapidement certaines parties de la pièce et ainsi créer d’indésirables décalages, en plus de permettre à la poussière de se loger sur la peinture humide.

Prévoyez porter de vieux vêtements confortables, des gants en latex, un masque et une casquette, laquelle protègera vos cheveux. Même si ça peut être exigeant, peindre – ou repeindre – son appartement entre colocs est certainement très divertissant. Surtout, amusez-vous !

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