Guide de survie de l’étudiant migrateur

Métropole dynamique comptant pas moins de quatre universités ainsi que de nombreux cégeps et établissements professionnels, Montréal attire chaque année des milliers d’étudiants venus de partout au Québec et de l’étranger. Mais, si quitter sa région natale, sa famille et ses amis pour entreprendre des études supérieures dans une autre ville est une expérience enrichissante, elle comprend aussi une part de risque. Une adaptation réussie exige donc une bonne préparation!

Pourquoi partir?

Il existe de nombreuses raisons de vouloir s’expatrier en grande ville pour poursuivre ses études. Dans l’ensemble du Québec, près d’un jeune de moins de 20 ans sur deux deviens migrateur et part s’établir dans une autre région pour poursuivre ses études! Le phénomène est remarquable : entre le désir d’avoir accès à un programme collégial ou universitaire particuliers et celui de s’épanouir et d’être davantage autonome, beaucoup voient dans cette migration une opportunité en or d’augmenter leurs chances de réussite tant professionnelle que personnelle.

Migrateur : Le risque du choc culturel

Peu importe les raisons – car il n’y en a rarement qu’une seule – qui vous poussent à vouloir étudier loin de la maison familiale, le résultat est au début sensiblement toujours le même. En réaction à votre nouvel environnement, les chances que vous subissiez un choc culturel sont plus qu’élevées… Mais, ne vous inquiétez pas : ce n’est pas toujours une mauvaise chose! Les changements massifs et l’exposition fréquente de nouveautés se produisant dans la vie de celui qui migre ne peuvent qu’entrainer du stress; qu’il soit positif ou négatif.

La plupart du temps, les effets du choc culturel s’étalent en trois phases.

L’enthousiasme

D’une durée approximative de deux à trois mois, cette phase d’adaptation procure à celui qui la subit plaisir, excitation, voire euphorie! Les rencontres avec les nouveaux amis, les nouveaux colocs et la découverte d’une nouvelle ville souvent plus dynamique ne laissent aucun répit à celui en quête d’expériences nouvelles! On s’imagine qu’on ne pourra jamais se lasser de cette nouvelle vie, qu’on a choisie et pour laquelle on a travaillé si fort!

La tristesse

Après les exaltantes premières semaines, on commence à ressentir l’absence de nos amis et de nos proches restés dans notre ville d’origine. On remarque également notre absence de symboles familiers et de références culturelles. Cela peut être stimulant au début, mais vient un temps où chacun a besoin de se sentir chez-soi, à sa place. Selon la préparation effectuée avant le départ, cette phase peut se prolonger entre trois et 18 mois environ!

L’acclimatation

Après quelques temps, le nouveau devient de plus en plus normal. On tombe dans une certaine routine et on finit par s’habituer à tous ces éléments qui étaient au départ si dépaysants. Adieu la tristesse! Adieu le stress! Adieu l’anxiété! À partir de ce moment, on s’est souvent constitué un cercle social assez fort et on est d’attaque pour entreprendre de nouveaux projets de façon plus efficace.

Devenir agent double

Changer de ville, de groupe d’amis, d’établissement scolaire et de quotidien transformera assurément, d’une façon ou d’une autre, votre personnalité ou votre façon d’être. Si votre adaptation à une nouvelle culture est réussie, vous serez en mesure de vous forger une identité double à partir de vos expériences passées, présentes et futures! Pour mettre toutes les chances de votre côté, une bonne préparation tant financière et psychologique, en passant par les questions de l’emploi et du logement, est plus que nécessaire. Recherchez et louez d’avance votre appartement, et informez-vous sur les services d’accueil disponibles près de chez-vous. Surtout, ne négligez pas votre famille et les amis que vous aurez laissés derrière… Un va-et-vient relativement régulier entre l’ancienne et la nouvelle ville favorisera grandement votre processus d’adaptation et l’acceptation des différences entre les cultures.

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